Intro avec intreau

Début de mon nouveau blog...

Je tiens à vous prévenir : vous risquez de le trouver singulièrement différend du précédent.

Néanmoins, j'espère que vous le trouverez tout de même un temps sois peu intéressant.


On démarre ac une intro, celle de l'album d'MC Solaar "Chapitre 7", intitulée... "Intreau"







euh... les paroles sont à écouter kan mm ^^ lol










Life is love
Love is life
Life and love are in me


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# Posté le vendredi 25 avril 2008 12:59

Modifié le samedi 29 novembre 2008 15:52

Kery James - Y'a pas d'couleurs

Bon, 1ère chanson, jsui un peu obligé de commencer ac du gros ... ^^


lol non c pa du "gros", c'est... komen décrire?
un vrai texte. De vraies paroles, qui disent quelque chose, qui font passer un message.






Je crois qu'ici, la meilleure description serait...




"A mort le racisme"


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Message d'amour même en temps de guerre
Alors qu'certains attisent les passions,
Moi j'rappe pour les noirs, les arabes et les blancs
Sache que j'suis pas d'ceux qu'effraie la différence,
Ta couleur de peau pour moi n'fait aucune différence.
Y'a pas d'couleurs pour aimer, pas d'couleurs pour souffrir,
Pas une couleur qui t'empêche de mourir,
Pas une couleur pour s'aimer, pas une couleur pour sourire,
Pas une couleur pour pleurer et tu l'sais.
Dans nos différences nous sommes liés,
Nos apparences ne sont pas toujours le reflet
De c'que contiennent nos c½urs, et c'est ce qui importe.
Y'a pas d'couleurs pour qu'la mort t'emporte.
Y'a pas d'couleurs pour tricher, pas d'couleurs pour tromper,
Pas d'couleurs pour blesser ou tuer.
Pas une couleur qui t'immunise contre la douleur,
Pas une couleur qui t'rende supérieur,
Saches-le.

{Refrain}
...
Tu vois ma soeur, y'a pas d'couleurs pour pleurer.
...
Tu vois mon frère, y'a pas d'couleurs pour aimer.
...
Pas d'couleurs pour souffrir...
...
Pas d'couleurs pour sourire...

Y'a pas d'couleurs pour être stupide,
Ignorant, raciste et borné.
Pas une couleur attitrée à l'absurdité,
Pas une couleur qui prouve ton intelligence,
Pas une couleur qui témoigne de ta tolérance ;
Pas une couleur qui t'empêche de t'sentir seul,
Foudroyé, rescapé d'un amour manqué.
Pas une couleur qui t'abrite de la pauvreté,
Pas une couleur qui garantisse ton honnêteté.
Pas une couleur qui te protège de l'erreur,
Frère, pas une couleur qui te protège de la peur,
S½ur, pas une couleur qui t'innocente de toute injustice,
Aucune couleur ne garantit ta réussite.
J'connais les méfaits du racisme et c'qu'il provoque,
Quand l'exclusion devient rage arrive le choc.
Même en temps d'guerre, alors qu'la paix agonise,
J'réanime l'amour dont l'absence m'épuise.

{Refrain}

Message d'amour, même en temps de guerre

{Refrain}

Message d'amour, même en temps de guerre
Moi j'rappe pour les noirs, les arabes et les blancs...

# Posté le vendredi 25 avril 2008 15:20

Modifié le samedi 29 novembre 2008 15:56

MC Solaar - RMI

titre extrait du 5ème album d'MC Solaar.

C'est un classic (pour ceux qui ne le sauraient pas... ;P)





J'en profite au passage pour dire ke vous riskez fort de retrouver des titres de cet artiste de nombreuses fois encore, tt d'abord pcke c'est mon chanteur préféré, et puis parce kil né pa un rappeur kome les autres...



Personnellement, j'aime le qualifier de "poète-rappeur", qui rappe de la poésie....




Ses textes sont tous très significatifs ds leurs thèmes respectifs, c'est une des raisons pour lesquelles je suis fan






Mais passons ces détails, et profitons du texte et de la musique.



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Que se passe-t-il ? Rien c'est personnel !
Une douleur éternelle que je ne partagerais qu'avec le ciel.
Le monstre aux yeux verts, synonyme de la jalousie,
Taxe l'eau du Sahel juste pour remplir son jacuzzi.
Et c'est comme ça que ça fonctionne dans ce monde de tâches.
Les gens les plus lâches jettent la pierre et ensuite ils se cachent.
C'est comme ordonné. Coordonné. Dieu ordonne de pardonner.
J'ai pardonné, donné de l'amour que l'on ne m'a pas r'donné.
Mais pourquoi ? Pourquoi ? Parce que c'est la faute au biz !
Aux biftons, fiston. Ton vice est devenu dicton.
Ce millénaire est monétaire. Le peuple est impopulaire.
A croire que le Veau d'Or a une promo à l'échelle planétaire.
Il justifie la traîtrise. La fourberie.
L'économie c'est toujours plus de loups dans la bergerie.
Est-ce les salauds qu'on adule ? Des gosses, des adultes,
S'inculquent le nouveau culte et sur le globe le catapultent.

Ch½urs africains

Et même les leaders marginaux font vendre des casquettes.
Des baskets. Une religion de supermarket.
Mes neurones se bousculent. Speedés tels des spermatos puis toncar.
Et dans la monospace c'était Ayrton Solaar.
Dans les bas-fonds on rêve des fonds du FMI,
Mais au fond on sait qu'les familles sont souvent proches du RMI.
Les gosses, pour des Pokemon, taxent dans les portefeuilles.
L'époque est morne. Satan monte en bourse, je vois pointer ses cornes.
Mais vous parliez de millions... De Saint-Emilion.
Mais comme on est des milliers, combien seront humiliés ?
L'histoire de l'art a comme la couleur du dollar.
Et comme dit Rico "Y a pas que des gens bons à la tête de l'Art."
Sinon quoi d'neuf ? Rien d'neuf. Rien qu'du bluff. J'suis veuf.
Avec les meufs peut-être qu'il faut se la jouer « Ruff and tuff ».
Donner des kiss et rester peace tel Jésus le Christ.
Ou dégainer le kriss et l'6.6.6. nous glisse aux abysses.
Et la musique ? Moi j'l'aime ! Ils veulent l'emprisonner !
Imagine Cupidon lançant des flèches qui sont empoisonnées !
C'est un espace de liberté... Qu'on place dans un coin !
Des clous. Des clones de Claude, des clowns, des clans de nains de jardin.
Voilà pourquoi je me place toujours face à Ponce Pilate,
Ricoche sur le beat comme sur de l'eau peut le faire la pierre plate
Lance sourates et psaumes. Sur l'étendard du gnome.
Sans chrome. Avec au c½ur du baume. Boom dans leur home.
Dans les bas-fonds on rêve des fonds du FMI,
Mais au fond on sait qu'les familles sont souvent proches du RMI. (x2)

Ch½urs africains






# Posté le lundi 05 mai 2008 13:09

Modifié le samedi 29 novembre 2008 15:58

Keny Arkana - Victoria

Bon, pour commencer, je tiens à présenter mes excuses pour l'interruption momentanée de mon blog (qui a quand même duré un bon bout de temps lol). En fait, j'ai eu quelques problèmes de paroles pour cette chanson, mais je dirais que c'est réglé à présent ^^.




Alors là, on arrive à un morceau qui me touche beaucoup personnellement, de part mes origines argentines.


Pour recituer le contexte, ça parle de tout ce que le peuple argentin a subi durant les dix dernières années, à cause d'un président qui, sous prétexte de moderniser l'économie en ouvrant les portes du pays aux USA et en introduisant une nouvelle monnaie plus forte a en fin de compte ruiné l'Argentine, et s'en est mis plein les poches.



Conséquences : explosion de la hausse des prix (+ 45% entre 1999 et 2001 !), et une misère, déjà très présente, devenue quotidienne. Ceci au sortir de + de 20 ans de dictature (et des milliers de disparus), vous comprendrez la colère des Argentins, que je partage totalement.



Donc j'espère que ces explications vous aideront à mieux comprendre toute la symbolique de ce texte.


Et comme le dit si bien Keny Arkana....



"La lucha sigue" : la lutte continue...



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Moi c'est Victoria, née il y a quatorze printemps
Dans un village près de Salta, dans lequel je vivais avant
Cela fait maintenant plus de dix ans
Qu'avec papa et maman
Mes frères et mes soeurs
On a quitté nos champs
On est venu s'entasser dans une de ces cabanes, à l'entrée de la ville
C'est papa qui l'a construite, mais elle n'est pas finie
Je n'ai que des vagues souvenirs du village
Maman pleure quand elle m'en parle car elle n'aime pas la vie ici
Des étrangers ont brûlé nos maisons pour nous voler nos terres
Papa s'énerve moi je comprends pas, il parle d'agro-alimentaire
Il dit que les politiques sont des prédateurs qui sèment la peur
Et qu'ils ont un estomac à la place du coeur
Ici pas de travail, aucune prière ne s'exauce
Après les cours avec ma soeur on va vendre des bracelets, deux pesos
Et malgré tous ces efforts, demeurent ces jours sans repas
La nuit maman pleure, la nuit maman ne dort pas

{Refrain:}
No llores hija mia (ne pleure pas, ma fille)
Yo, no perdì las esperansas (moi, je n'ai pas perdu l'espoir)
De los bandidos dictadores (des bandits dictateurs)
Jamàs podràn destruir la lucha de los pueblos (jamais ils ne pourront détruire la lute des peuples)
que no pueden olvidar a sus desaparecidos (qui ne peuvent pas oublier leurs disparus)

Mon voisin m'a dit : Pendant la dictature, c'était plus dur
Alors j'vais pas me plaindre, même si ici y a pas de futur
Moi j'aime bien les études, on m'a dit : C'est bien mais inutile
Ici, beaucoup ont arrêté avant même de savoir écrire
Dans mon jardin secret, j'cultive le rêve d'être médecin
Soigner tous ces enfants malades, qui ne mangent pas à leur faim
J'comprends pas dans la ville j'vois bien tout ces petits faire la manche
Devant le mépris de ceux qu'on appelle les gens bien
J'm'interroge, ne voient-ils pas la misère ?
Il nous écrasent pour bénir l'homme venu de l'autre hémisphère
Papa dit qu'on est traités comme des chiens
Dieu merci, j'ai ma famille, plus loin y a des orphelins qui vivent dans les décharges.
Des fois je pleure en cachette,
Mais pas longtemps car j'pense à mes aînés qui ont connu le chant des mitraillettes.
Et puis grand-mère disait toujours : La vie, c'est l'espoir
Si t'en n'as plus, t'es comme mort, et vivre relève de l'exploit

{Refrain}

Papa est à bout, il a frôlé la folie
Quand un matin il a appris
Que la banque lui avait volé ses économies
Impuissant, tout le monde était affolé
Il n'était pas le seul, c'est la nation entière qui s'était fait voler
Depuis ce jour, avec beaucoup de gens de la ville
Ils bloquent les routes, pour bloquer l'économie du pays
C'est leur façon de se faire entendre
Mais moi, j'ai peur quand il s'en va, y en a qui reviennent pas, la police est violente
Ils les appellent Piqueteros
Et les journaux sont des menteurs
Ils disent que c'est des bandits, après il y a des gens qui ont peur
Papa dit : « Ils peuvent tuer des hommes, mais ils ne tueront pas la mémoire
Les mères des disparus chantent toujours contre l'oubli »
On vit le fruit d'une démocratie ratée
Dans un pays si riche, tant d'enfants n'ont dans le ventre qu'une tasse de Mate.
Parce qu'on est dirigé par la mafia du crime
Moi j'comprends pas et quand j'demande pourquoi
On m'répond toujours : « Parce qu'on est en Argentine »...

La pobreza no es deshonra. (La pauvreté n'est pas une honte)
Si se vive con dignidad, (si on peut vivre avec dignité)
En la lucha de los pueblos (dans la lutte des peuples),
En memoria de Marco, Guevara, Zapata, (en mémoire de Marco, Guevara, Zapata)
Juntos hasta la victoria...
Juntos hasta la victoria... (ensembles jusqu'à la victoire...)

# Posté le samedi 19 juillet 2008 06:47

Modifié le samedi 29 novembre 2008 16:00

MC Solaar - Les temps changent

Suite, avec ..... MC Solaar bien sûr !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! lol



Personnellement, je trouve que rien que le titre de cette chanson donne matière à réfléchir...


Une manière de voir et de comprendre ce morceau, je pense que c'est de se dire que chaque individu entend et se représente cette phrase de manière différente, et que là, on voit ce que ces trois mots évoquent à Claude MC Solaar...




Et puis j'aime bien l'instru' aussi, sois dit en passant... ;P





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Au temps des jupes-culottes, j'étais cool à l'école
Mangeais à la cantine, y avait pas de vache folle
A la télé, j'étais fana d'Ayato
Dans la rue, c'était l'aiguiseur de couteaux.
Le must à l'époque était le pat d'Eph
Folon, Gilles Villeneuve et Michel Polnareff
Créateur d'avant-garde avant Gaultier
Je choquais, mes blue-jeans avaient quatre ourlets.
Tu peux me nommer rappeur nostalgique
Néo-romantique aux actions bucoliques
Avant pour les gosses les grands étaient des mythes
Regarde, maintenant c'est les parents qui flippent !

Les temps changent
Les temps changent

J'vais à la fac de la façon la plus lente
Mais j'aurais dû sécher pour éviter l'amiante.
J'ai des potes de toutes sortes, paix à Som Vang !
On se voit après les cours et je progresse au ping-pong.
Dans les soirées rap, j'attaque freestyle au mic,
Mountain bike l'obstacle avec une paire de Nike.
J'avais dans ma classe des fanatiques d'Inès.
Au café P.M.U., c'était plus Pierrette Brès.
J'te parle du temps du salut dans la rue,
De la simplicité mais ça n'existe plus
Sans blague ! Les gens s'affichent comme des tags.
On drague ! Même avec un phone portable,

Les temps changent
Les temps changent

C'est un peu comme Perec que je me souviens
De l'académie des neuf et des temples Égyptiens.
Je n'ai pas vu le Caire depuis la mort de Sadate,
Si tu comptes en années, tu comprendras que ça date.
J'voulais être pickpocket chez les kangourous.
Des potes, T. Bone, steaks pour le barbecue.
Mais le monde est complexe, j'ai le Tipp-ex
Comme tout le monde je reste perplexe.
Je me rappelle encore de mon petit Quartier Nord
Nous faisons des tas d'efforts, pour nos corps, par le sport
C'est fini, y a plus d'athlètes sur les pistes
On assiste à des compèt' de 8.6,

Les temps changent
Les temps changent
...

Rappeur nostalgique, aux accents bucoliques...

# Posté le lundi 11 août 2008 16:57

Modifié le samedi 29 novembre 2008 16:05